Graduate student and postdoctoral scholar-authored open letter



(Le texte en français suit plus bas à la page 2)


The Right Honourable Justin Trudeau, P.C., M.P. Prime Minister of Canada The Honourable Chrystia Freeland Deputy Prime Minister and Minister of Finance The Honourable François-Philippe Champagne Minister of Innovation, Science and Industry The Honourable Jean-Yves Duclos Minister of Health


Dear Prime Minister Trudeau and Ministers Freeland, Champagne and Duclos,

Graduate students and postdoctoral scholars are the life force of discovery and innovation, providing the critical ideas, talent, and labour necessary for the majority of post-secondary research conducted in Canada. We, postdoctoral scholars and graduate students in Canada, are writing today to request that your government increase the value of scholarships and fellowships administered by the Tri-Council Funding Agencies — that is, the Natural Sciences and Engineering Research Council (NSERC), the Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC), and the Canadian Institute of Health Research (CIHR).


Graduate students are research apprentices: in pursuing a master’s or doctoral (PhD) program, they are at the forefront of research, with full-time enrollment corresponding to full-time work conducting original research and engaging in scholarly activities. However, graduate students often live below the poverty line. Students pay an average tuition of $7,472 per year, before factoring in additional incidental fees, such as transportation.[1] As they are both conducting research and studying full-time, graduate students can hardly make ends meet by taking on additional employment; in fact, some programs and visas impose a limit on additional work. As research leaders in their own right, graduate students should be compensated with a living wage.

With a PhD in hand, many graduate students go on to take positions as postdoctoral scholars to further develop their skills and expertise as independent researchers. In Canada, there currently are over 10,000 postdoctoral scholars (of whom, 60% are international) carrying out research, teaching, and other scholarly activities at >60 academic institutions across Canada, with an average age of 33 years. According to a 2022 Canadian Association of Postdoctoral Scholars survey, the median annual salary reported in 2020 was $52,500 (range: $35,000-75,000), with a quarter of postdoctoral scholars earning below $45,000 a year before tax. These fellowships come with essentially no social benefits or unemployment insurance, which leaves many of Canada’s top talents in a precarious situation once they have completed the two-year fellowship.

As the cost of living in Canada has steadily increased over time, the unchanged values of graduate student and postdoctoral scholarships and fellowships provide inadequate support for these emerging researchers, who often have families, prior student loans and other financial responsibilities. For graduate students, one example is the Canada Graduate Scholarships – Master's (CGS-M) program, which supports ~3,000 master’s students annually across NSERC, SSHRC, and CIHR.[2] These one-year awards are valued at only $17,500, which has not changed since the program began in 2003. After paying the average tuition fee, this leaves masters students with a take-home stipend of just $11,000, excluding any additional university fees.

As a result, the majority of the government-funded graduate scholarships amount to less than minimum wage, forcing some of the brightest minds in Canada into poverty, or to seek better funded positions abroad. In the US, the value of postdoctoral fellowships is higher, and yet professors are struggling to recruit postdoctoral scholars, in part due to inadequate postdoctoral salaries, especially in high cost of living areas. This does not bode well for Canada.

The Government of Canada’s inaction in supporting the scientific leaders of tomorrow is perpetuating systemic barriers in science and research. We hope you agree the situation is no longer tenable. To ensure Canada is recognized internationally as an attractive choice for high quality graduate students and postdoctoral scholars, we request an increase in the dollar value of graduate and postdoctoral awards and fellowships by 48% to match inflation since 2003, and indexed to the consumer price index. We also request a 50% increase in the number of graduate scholarships and post-doctoral fellowships awarded by the Tri-Council agencies. This is a step towards supporting Canada’s position as a world leader in knowledge and innovation, and towards improving equity in access to higher education among graduate students. All of this becomes more important knowing that the current award and fellowship values offered by the Tri-Council Funding Agencies typically sets the bar for stipend paid by the faculty members, or funding administered internally by Canadian universities. We thank you for your attention to our concerns. Your investment will help to support the next generation of leaders in science and research - who will spur the innovation needed to guarantee Canada’s long-term social, economic and environmental well-being, and ensure that our country is well-equipped to tackle the challenges of both today, and tomorrow.


 

Le très honorable Justin Trudeau, C.P., députéPremier ministre du Canada L'honorable Chrystia Freeland Vice-Première ministre et ministre des Finances L'honorable François-Philippe Champagne Ministre de l'Innovation, de la Science et de l'Industrie L'Honorable Jean-Yves Duclos Ministre de la Santé


Chers premier ministre Trudeau et ministres Freeland, Champagne et Duclos,

La relève en recherche – les étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs et les chercheurs et chercheuses postdoctoraux – constitue la force vitale de la découverte scientifique et de l'innovation, fournissant les idées, le talent et la main-d'œuvre nécessaires à la majorité des recherches postsecondaires menées au Canada. Nous, la relève en recherche au Canada, vous écrivons aujourd'hui pour demander à votre gouvernement d'augmenter la valeur des bourses d'études et de recherche administrées par les organismes de financement des trois organismes subventionnaires fédéraux (OSF), c'est-à-dire le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Les étudiant.e.s aux cycles supérieurs sont des apprentis de la recherche : en poursuivant un programme de maîtrise ou de doctorat (PhD), ces personnes sont à la fine pointe de la recherche et mènent à temps plein des recherches originales en s'engageant dans des activités savantes. Cependant, ces étudiant.e.s vivent souvent sous le seuil de la pauvreté. Ils et elles assument des frais de scolarité moyens de 7 472 $ par année en plus de frais accessoires additionnels comme le transport[3]. Engagées à la fois dans la recherche et les études à temps plein, ces personnes peuvent difficilement joindre les deux bouts en acceptant un emploi supplémentaire. En fait, certains programmes et visas imposent une limite au travail supplémentaire. En tant que chefs de file en matière de production de la recherche, les personnes à la recherche aux cycles supérieurs devraient être rémunérées par un salaire décent.

Avec un doctorat en poche, de nombreux étudiant.e.s aux cycles supérieurs occupent des postes de chercheur.e.s postdoctoraux pour développer davantage leurs compétences et leur expertise en tant que chercheur.e.s indépendants. Au Canada, il y a actuellement plus de 10 000 récipiendaires d’une bourse postdoctorale (dont 60 % sont internationales), âgés de 33 ans en moyenne, qui mènent des activités de recherche, d'enseignement et d'autres activités savantes dans plus de 60 établissements universitaires. Selon un sondage de l’Association canadienne des postdoctorantes et postdoctorants réalisés en 2022, le salaire annuel médian déclaré en 2020 était de 52 500 $ (35 000 $ à 75 000 $) et le quart des personnes au postdoctorat gagnait moins de 45 000 $ avant impôt. Ces bourses ne comportent pratiquement aucun avantage social, ni assurance-emploi, ce qui laisse bon nombre des meilleurs talents du Canada dans une situation précaire une fois la bourse de deux ans arrivée à échéance.

Comme le coût de la vie au Canada a augmenté constamment au fil du temps, les valeurs inchangées des bourses d'études supérieures et postdoctorales offrent maintenant un soutien inadéquat à la relève en recherche, qui ont souvent des familles et qui doivent assumer le remboursement de prêts étudiants antérieurs et d’autres responsabilités financières. En ce qui concerne les étudiant.e.s aux cycles supérieurs, un exemple de sous-financement est le programme Bourses d'études supérieures du Canada - Maîtrise (BESC-M), qui soutient environ 3 000 personnes à la maîtrise chaque année au sein du CRSNG, du CRSH et des IRSC[4]. La valeur de ces bourses est de seulement 17 500 $ et n'a pas changé depuis le début du programme en 2003. Après avoir payé les frais de scolarité, cela laisse aux personnes à la maîtrise une allocation moyenne de seulement 11 000 $, sans compter le coût de tout autre frais universitaire supplémentaire.

En conséquence, la majorité des bourses d'études supérieures financées par le gouvernement canadien sont au-dessous du salaire minimum, forçant certains des esprits les plus brillants du Canada à sombrer dans la pauvreté ou à rechercher des postes mieux financés à l'étranger. Aux États-Unis, la valeur des bourses postdoctorales est plus élevée, et pourtant les professeur.e.s recrutent difficilement des chercheur.e.s postdoctoraux, en partie à cause de salaires postdoctoraux inadéquats, en particulier dans les régions où le coût de la vie est élevé. Cela n'augure rien de bon pour le Canada.

L'inaction du gouvernement du Canada à soutenir adéquatement les chefs de file scientifiques de demain perpétue les barrières systémiques en science et en recherche. Nous espérons que vous conviendrez comme nous que la situation n'est plus tenable. Afin que le Canada soit reconnu à l'échelle internationale comme un choix attrayant pour l’excellence au sein de la relève en recherche, nous demandons une augmentation de la valeur des bourses et bourses d'études supérieures et postdoctorales, en particulier les bourses d'études supérieures (au doctorat et à la maîtrise), de 48 % pour correspondre à l'inflation depuis 2003 et indexées à l'indice des prix à la consommation. Nous demandons également une augmentation de 50 % du nombre de bourses d'études supérieures et postdoctorales accordées par les OSF. Il s'agit d’un pas vers le soutien de la position du Canada en tant que chef de file mondial du savoir et de l'innovation et vers l'amélioration de l'équité d'accès à l'enseignement supérieur. L’augmentation de la valeur des bourses offertes par les trois organismes subventionnaires est d’autant plus importante que celle-ci établit la barre pour les allocations versées par les membres du corps professoral ou le financement administré à l'interne par les universités canadiennes.

Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre requête. Votre investissement aidera à soutenir la prochaine génération de chefs de file qui créeront l’innovation nécessaire au mieux-être des communautés, à l’économie et la qualité de l’environnement à long terme du Canada, lesquels veilleront à ce que notre pays soit bien équipé pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Petition to the Government of Canada Whereas: ● Graduate students and postdoctoral scholars are the lifeforce of discovery and innovation, providing the critical ideas, talent, and labour necessary for the majority of post-secondary research conducted in Canada; ● Much of the science and research in Canada is funded by the Tri-Council Funding Agencies; ● Yet, the majority of these federally funded graduate and postdoctoral scholarships amount to less than minimum wage, forcing some of the brightest minds in Canada into poverty, or to seek better-funded positions abroad; ● As the cost of living has steadily increased over time, the unchanged values of graduate student and postdoctoral scholarships and fellowships provide inadequate support for these researchers, who often have families, prior student loans and other financial responsibilities. Therefore we, the undersigned citizens and residents of Canada, call upon the Government of Canada to:

  1. Increase the value of graduate scholarships and post-doctoral fellowships awarded by the Tri-Council agencies by 48% to match inflation since 2003, and index it to the consumer price index. This will ensure awards, especially the Postgraduate Scholarships – Doctoral and Canadian Graduate Scholarships – Master’s, are internationally competitive, and increase with costs of living.

  2. Increase by 50% the number of graduate scholarships and post-doctoral fellowships awarded by the Tri-Council agencies. This will improve equity in access to education, and ensure Canada attracts and retains high-quality researchers.

Your investment will support the next generation of leaders in science and research, and ensure Canada is well-equipped to tackle the challenges of today, and tomorrow.




[1] Statistics Canada - Tuition fees for degree programs https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/210908/dq210908a-eng.htm [2] Canada Graduate Scholarships – Master’s program https://www.nserc-crsng.gc.ca/Students-Etudiants/PG-CS/CGSM-BESCM_eng.asp [3] Statistiques Canada Droits de scolarité des programmes gradués https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/210908/dq210908a-fra.htm [4] Programme de bourses d’études supérieures du Canada (maitrise): https://www.nserc-crsng.gc.ca/Students-Etudiants/PG-CS/CGSM-BESCM_fra.asp

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